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Voir-ou-revoir

Mes visites d'expositions, de musées et autres lieux culturels.

expositions a paris

Publié le par voir-ou-revoir
Publié dans : #Expositions à Paris

Même si, tout comme moi, vous n'êtes pas fou de BD..... courez à la Fondation Cartier  pour l'art Contemporain, 261 Bd Raspail 75014 PARIS -Métro Raspail - visiter l'exposition dédiée à Jean Giraud alias Moebius et Gir, célèbre auteur et illustrateur de BD, co-fondateur du magazine "Métal Hurlant". Elle se termine le  13 Mars.

Dans une très belle mise en exposition vous pourrez voir des centaines de dessins à la plume, des pages de carnets, des gouaches  mises en pages des BD de Blueberry, Arzach, Major Grubert, John Difool, stel et Atan. Moebius immense dessinateur !

Deux films sont présentés dans deux salles distinctes :

Metamoebius Giraud-Moebius, un passionnant interview de l'auteur (ses derniers dessins sont de véritables autoportraits) et La planète encore,  superbe dessin animé en 3 D de 8 minutes, faisant vivre Stel an Atan.  

Il n'y a pas, dans l'univers de Moebius, qu'un seul état d'esprit : chaque existence est transformée par la pensée, comme en écho à la splendide proclamation de Saint Paul (premier épître au Corinthiens) : "Je vais vous dire un mystère : nous ne nous endormirons pas tous, mais tous nous serons changés en un instant, en un clin d'oeil, à la dernière trompette, car elle trompettera et les morts seront relevés indestructibles, et nous, nous serons changés, car il faut que ce destructible soit vêtu d'indestructibilité et que ce mortel soit vêtu d'immortalité". Alberto Manguel

 affiche 

    moebius-3d

 

Atan dans le merveilleux dessin animé en 3 D 

 

moebius-gir

                                                                              Gir et Moebius face à face

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Publié le par voir-ou-revoir
Publié dans : #Expositions à Paris

Je ne connaissais pas Franz Xaver Messerschmidt (1736-1783) sculpteur allemand, à l’humour décapant, expert dans l’art du portrait. Cette exposition m'a séduite.

 

 Professeur-adjoint à l’Académie royale de Vienne et portraitiste Messerschmidt développe son art après un voyage en Italie, en 1766.

 

 Des revers de fortune  le poussent à quitter l’Autriche. Après un court séjour en Bavière, il s’installe en 1777 à Presbourg (actuelle Bratislava), où il mourra en 1783. C’est dans cette ville qu’il produit ses têtes sculptées, appelées après sa mort «têtes de caractère». Exécutées soit en alliage fait majoritairement avec de l’étain et/ou du plomb soit en albâtre, ces têtes masculines ont juste l'ébauche d'un buste. Les expressions des visages(yeux grands ouverts ,paupières serrées, bouches grimaçantes, traits crispés) sont impressionnantes. 

Une trentaine d'oeuvres composent cette première exposition organisée en France.

 

Si vous ne demeurez pas trop loin de Paris, courrez voir cette expo ! 

 

 

(photos puisées sur le web - il y avait interdiction de photographier) - ces sculptures font partie de l'exposition..

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Messerschmidt

 

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Publié le par voir-ou-revoir
Publié dans : #Expositions à Paris

Le louvre expose Tony CRAGG, sculpteur contemporain britannique  dans la cour Marly . Tony CRAGG  est né en 1949 à Liverpool.

 Cette exposition est mise en parallèle avec celle de Franz Messerschmidt, sculpteur du 18ème siècle dont les portraits sont saissisants de réalisme. 

 

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Publié dans : #Expositions à Paris

C'est toujours un bonheur d'aller dans ce splendide hotel particulier du boulevard Hausmann. En parcourant les salles meublées on peut voir des toiles de Rembrandt, Botticelli, Uccelo, Fragonard, David, etc . et la très belle fresque de Tiepolo en haut des escaliers.

 

 greco/dali-musée JA

 

L'exposition du Greco à Dali a été extrémement médiatisée, la publicité lui a donné une ampleur qu'elle n'a effectivement pas. Si l'on ne connait pas le Musée Jacquemart André on peut être décu (d'ailleurs les commentaires sur le livre d'or du Musée sont mitigés, voir desobligeants) mais si l'on connait les salles d'expositions temporaires on ne peut s'attendre qu'à un accrochage restreint.

Peut-être aurait-il fallu appeler cette exposition   "Collection Juan Antonio Pérez Simon" et sous titrer du Gréco à Dali plus humblement, ce titre donnait un aspect plus intimiste et plus près de la réalité de l'exposition.

Ceci dit une collection particulière est toujours passionnante, et j'ai eu quelques coups de coeur que je vais vous faire partager.

greco/dali- greco

Evidemment cette tête du Christ de Domenikos Theotokopoulos dit le Greco (1541-1614) est très petite (10,2 cm x 8,6- huile sur papier collé sur toile) mais  elle est très impressionnante. C'est la seule de l'expo (ce qui a provoqué des critiques) , pour moi elle représente parfaitement le Greco.

greco/dali -murillo

J'aime beaucoup Murillo (Bartolomé Esteban - 1617-1682), et son Saint Jean Baptiste adolescent retiré au désert (203,2x135,9) annonce la venue du Christ avec les paroles portées sur le phylactère enroulé au bpaton :"voici l'agneau de Dieu qui efface les péchés du monde".

greco/dali -ribera

Détail du Saint Jérome de Jusepe de Ribera (1591-1652) - 77x71cm - Saint Jérome le buste meurtrie par le jeûne et les mortifications tient dans ses mains un crâne (vanité).  Son regard semble interroger le ciel.

greco/dali -de la cruz

Des peintres que je connais moins comme Juan Pantoja de la Cruz (1553-1608). Le collectionneur marque son goût pour le classicisme qui l'intéresse autant que l'avant garde avec ce très beau portrait de Philippe II (huile sur toile 110,5x89cm)

greco/dali -perez simon

Je suis tombée sous le charme de cette fillette jouant du  tambour d'Antonio Maria Esquivel (1806-1857)

greco/dali -picasso

et suis restée en admiration devant cette linogravure de Picasso - la grande danseuse nue (1962 - 64,1x52,7cm).

 

Mais le plus du plus ce sont deux oeuvres de Dali : la première 'l'ascension du Christ"

greco/dali-l'ascension

 Je ne peux malheureusement montrer mieux cette toile de 115x123 cm -  greco/dali- l'ascension détail

 le détail est un peu plus significatif. Ce tableau lui fut inspiré par un rêve cosmique dans lequel la structure de l'atome lui apparut comme l'image du Christ unificateur de l'univers. L'éclaboussure rouge est traitée de façon extraordinaire.  La seconde oeuvre, une étude (35,6x47,4cm - 1965) pour l'un des derniers grands tableaux de Dali "la pêche au thon". Une merveille ! Encre, gouache et aquarelle sur papier collé sur bois. On ressent parfaitement la violence de la tuerie au couteau. Je ne peux montrer qu'un détail,  greco/dali - dali la pêche au thon

 

 

Enfin pour terminer cette visite, il y avait bien sûr beaucoup d'autres peintures que celles que j'ai montrées, que penser de cette toile de Tapies (193x137cm - 1923) ? Je vous laisse juges.

greco/dali - tapies

 

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Publié dans : #Expositions à Paris

VANITES DU CARAVAGE A DAMIEN HIRST

   3 FEVRIER au 28 JUIN 2010

 

Crânes et ossements ne font plus peurs, paradant sur les tee-shirt des ados, mis en bagues en colliers en affiches, "vanités ambulantes" comme dit mon amie Christine, professeur d'arts plastiques.

La disparition de la spiritualité et du symbolisme ne laisse apparaître à l'aube du XXIème siècle que des représentations de crânes comme motif à peindre, décorer ou à sculpter, rejoignant  le culte du crâne à l'époque néolithique. C'est sans doute une façon plus laïque et plus lucide de développer le sujet, comme le dit Claudio Stinati, commissaire de l'exposition, mais personnellement je pense que "les vanités" perdent de leur  signfication profonde, celle de la réflexion sur le sens de la vie et de la mort  : "j'ai été ce que vous êtes et ce que je suis vous le serez aussi", dit le squelette de Masaccio en bas de la Trinité de l'église Santa Maria Novella de Florence... 

 

Les deux magnifiques tableaux du Caravage et de Zurbaran  incitent à méditer sur notre devenir, mais devant les autres oeuvres présentés à l'exposition,  à part les   toiles de Richter et Yan Pei Ming,  je suis restée indifférente et perplexe devant les crânes différemment "décorés" sans que ne résonne en moi la moindre émotion ou interrogation. Est-ce là la volonté ou la vanité des artistes : nous faire regarder la mort avec indifférence : on meurt .... c'est la vie !!! circulez il n'y a rien à voir .... 

 

Mon opinion et mes commentaires étant tout à fait subjectifs !!

  

 

vanité zurbaran

Zurbaran

 

Vanités - le caravage

Le Caravage

 

vanités - yan-pei-ming

Yan Pei Ming 2004

 

vanités - annette-mess-ager

 Annette Messager 1999 - gants et crayons de couleurs

reste dans sa démarche plastique... mais ...

 

Niki de Saint Phalle également

vanités -niki de st phalle

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vanités - tsykalov-2005

Dimitri Tsykalov 2005 - photos de fruits et légumes sculptés.... rigolo

 

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vanités - hirst

Hirst - résine et mouches collés .... burkkk

 

 

et là à vous de commenter !!!

 

vanités -rubinstein

  Nicolas Rubinstein 2005

 

 

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Publié dans : #Expositions à Paris

UN AUTRE CHEMIN DE L'ETRE

 

J'allais voir l'exposition Turner au Grand Palais, une file de près de deux heures m'a fait renoncer (attente même avec un pass). Dans l'autre aile se trouvait l'exposition LA VOIE DU TAO.  Je n'ai pas regretté le "splendide" TURNER ... La VOIE DU TAO est une très intéressante exposition avec une superbe mise en scène et de nombreuses oeuvres.

De plus elle incite à approfondir le taoïsme, ce que je fais en ce moment avec la lecture d'un livre passionnant et très accessible de Marc Halévy aux Editions Eyrolles Pratique ( Le taoïsme - 10€.)  

A l'origine TAO (que l'on prononce dao) signifie, voie, chemin et par extension technique, pratique : principe cosmique immanent et transcendant, à l'origine de toutes choses et de tous êtres, de toutes les activités de la nature et de l'existence humaine.    

"Comme le tao lui-même, le taoïsme est un flux, une histoire, des généalogies de généalogies, des dynasties de penserus et de sages, de poètes et d'ermites, de demi-dieux et d'anonymes. Comme le tao, le taoïsme est un long fleuve qui coule vers l'océan de la sagesse".Marc Halevy.    

Impossible donc d'expliquer ici TAO et le taoïsme, je me contenterai de vous montrer quelques images de cette exposition où je retournerai lorsque j'aurai absorbé le livre que je prends et reprends, qui explique le yin et le yang, qui cite Lao-Tseu, fondateur du taoïsme philosophique qui parle de simplicité, naturel, harmonie, détachement .... (l'exposition dure jusqu'au 5 juillet)    
LAO-TSEU (ou LAO ZI) est le fondateur du taoïsme philosophique. Selon la légende, sa mère l'aurait conçu à la vue d'un Dragon (symbole de connaissance et de sagesse) et l'aurait porté dans son ventre pendant quatre-vingt-un ans.

Lao Tseu lettré archiviste à la cour des Zhou au VIè siècle avant notre ère, déçu par son époque en déclin part vers l'ouest. En un lieu dit "passe de Hangu" il rencontre Yin xi, sage, gardien des lieux. Ayant reconnu en Lao Tseu un saint, il lui demande de lui laisser une trace de sa sagesse. C'est ainsi dit-on que Lao Tseu rédigea son livre le Tao King (classique du Tao et de la vertu qui comporte 81 sections).

Lao Zi à la passe de Hangu -Dynastie Qing-Feuille d'album, encre et couleurs légères sur soie-Paris Musée Guimet  

TAO - lao-zi-à-la-passe-de-hangu

 

 

      Figure de Lao Zi sur le buffle avec le bouvier  et Yin Xi, le gardien de la passe.   

tao -lao-zi

 

                                Vase maillet, porcelaine à émail rouge de fer      Dynastie Qing       Paris Musée Guimet      

TAO -estampage

 

  L'exposition comporte de nombreux estampages à l'encre noire ou rouge :  

 

"La technique consiste à appliquer sur pierre brique ou métal une feuille de papier mince et humide. Lorsqu'elle est sèche, elle est tamponnée avec un chiffon trempé d'encre, les creux épargnés par l'encre restent blanc." 

 

Cet estampage d'un bas relief du Xiangshan - Dynastie Qing mesure

108 cm de haut et 55 de large.

 

D'autres très grands aussi en noir, nous apparaissent abstraits et très contemporains.    

L'idée qu'il existe des immortels remonte aux écrits de Tchouang Tseu (ou Zhuang zi), ainsi que les premiers conseils pour vivre longtemps en respectant une diététique et une gymnastique du corps censées prolonger le temps de vie alloué à chacun.

 

Tchouang tseu, second philosophe taoïste, juste derrière son maître à penser Lao Tseu aurait vécu au IVè siècle avant notre ère. Un livre porte son nom : le Thouang Tseu,  plus libertaire que celui de Lao Tseu. Tchouang Tseu encore plus que Lao Tseu sera l'influence principale des écoles  Ch'an qui conneront le Zen quelques siècles plus tard

 

  Fanghu - Ile des immortels    dynastie des Ming     peinture sur soie    

TAO l'ile-des-immortels    

      .                                                                                                                                                                  

 

 

TAOSans-titre-1

Une visite à lagrotte de Zhang Gong (détail) rouleau horizontal, encre et couleurs sur papier

H. 45,7 - L 286cm -  New York Metropolitan Museum

 

Une merveille dont j'ai eu du mal à me détacher.....

 

"Le taoïsme opte clairement pour le tumulte anarchique de la terre : vivre heureux c'est couler sa vie comme coule l'eau d'un torrent vert "l'Esprit de la Vallée". Il suffit pour comprendre ce large et profond regard taoïste sur le monde, d'admirer ces superbes dessins à l'encre ou l'on voit montagnes chaotiques et brumes incertaines, arbres tortueux et torrents sauvages, et dont l'homme est presque absent, hors un tout petit personnage perdu comme un détail insignifiant" Marc Halevy

 

Si vous habitez Paris, laissez Turner à la foule, allez vous ressourcer avec Tao !!   

 

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Publié le par voir-ou-revoir
Publié dans : #Expositions à Paris

J’aime le Centre Pompidou, j’aime la vue merveilleuse sur Paris depuis le dernier étage, lieu des expositions temporaires.

  paris-beaubourg

parvis

Une   gigantesque reproduction d’un autoportrait à l’eau forte ouvre l’exposition.

Lucian Freud1autoportrait 1996 - eau forte  60x43 cm

Les salles se succèdent autour de quatre thèmes : « Intérieurs/extérieurs », « Reflexion », » Reprises » et « Comme la Chair ».

 Lucian Freud est né le 8 décembre 1922 à Berlin. Son père architecte Ernst Ludwig  est le plus jeune fils de Sigmund Freud et peintre amateur. Pour échapper au nazisme en 1934, la famille s’installe au Royaume Uni.

Lucian entre en 1938-1939 à la Central School of Arts and Crafts à Londres. Dans les années 1960 il forme avec son ami  Francis Bacon et quelques autres « l’Ecole de Londres ».

En 2005 a lieu une exposition rétrospective de son œuvre à Venise.

 Ce qui revient assez souvent dans les écrits sur Lucian Freud, c’est la sensation de malaise éprouvé devant ses nus aux poses provocantes. Je n’ai pas ressenti ce malaise, j’ai surtout ressenti fortement son art de peindre. La chair est de la chair vivante qui vibre et fait vibrer ce qui l’entoure. Il la peint dans des tons rouges, sables et ocrés avec des empâtements par petites touches.  Il n’y a rien d’obscène dans ses nus, ce qui intéresse Freud c’est le coté animal des chairs affaissées et des rondeurs qu’il amplifie. Il faut être devant ses toiles,   s’en approcher, s’en éloigner, ne pas juger sur de petites reproductions. On ne peut voir  la splendeur du matelas aux raies vert olive ou repose le mollet de  Leigh Bowery (idole de la scène gay londonienne) et le merveilleux fouillis  des chiffons blancs  sous sa tête à la vue d’une image. 
Lucian Freud détail10
 détail
« Nud with leg up »

Le travail de Lucian Freud est un travail de chevalet, ses modèles sont vivants, il ne part jamais de photographies. Les poses sont prises dans son atelier, sur un lit métallique, sur un matelas au sol, sur un fauteuil rouge. Les murs sont recouverts de traces de peintures (que l’on retrouve dans les fonds de ses toiles). J’aime particulièrement les nus étendus sur les accumulations des chiffons blancs avec lesquels Freud essuie ses pinceaux.


Lucian Freud3

J’ai beaucoup admiré ses compositions et j’ai été étonnée de lire ce qu’a dit John Wonnacott à Freud « personne ne peut rivaliser avec vous pour peindre la chair mais vous êtes incapable de composer ». « Cela m’a fait plutôt plaisir,  très bien ai-je pensé parce que j’avais l’impression que la façon dont je peignais semblait malaisée un peu comme la vie peut être malaisée dit Freud ».

 

Lucian Freud4Large Interior, Notting Hill - 1998 - 215x168cm

 

 

Lucian Freud5au travail de nuit - 2005, photo de David Dawson

Lucian Freud6"Peintre surpris par une admiratrice nue" 2005 - 137x106cm


Pour ses autoportraits Freud utilise le miroir, parfois posé au sol ce qui trouble la représentation dans l’espace.

Lucian Freud2

"autoportrait reflet" - 2002 6 66x50,8

Le 13 mai 2008, un nu intitulé « Benefits supervisor sleeping », daté de 1995 est vendu aux enchères par Christie’s à Londres pour près de 34 millions d’euros : œuvre la plus chère pour un artiste encore vivant. Le modèle est  Sue Tilley   que l’on retrouve dans de nombreuses toiles.


Lucian Freud7 

Lucian Freud10"endormie près de la tapisserie aux lions" 1996 228x121cm
    

Il ne faut pas rater cette magnifique exposition , cet article n'en donne même pas une petite idée  !!! Si vous êtes à Paris ou aux environs allez y elle dure jusqu'au 19 juillet. 

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Publié le par voir-ou-revoir.over-blog.com
Publié dans : #Expositions à Paris

Née en 1891, fille d'un des plus célèbres peintres néérlandais du moment, Jan Toorop (courants néo-impressionniste puis symboliste), Charley Toorop sans jamais avoir hésité sur son destin devient peintre, formée par son père.
Amie de Mondrian ,de Bart Van der Leck, de John Raedecker, elle cotoie aussi Zadkine et Léger lors de son passage à Paris en 1920-1921. Des oeuvres de ces artistes, collection privée de Charley, sont présents dans cette exposition.

Natures mortes et paysages, sauf une ou deux toiles me laissent un peu indifférente, mais  ses autoportraits  sont impressionnants de réalisme et de rigueur. Ci-dessous quelques-uns d'entre eux.

CharleyToorop - autoportrait 1
Charley Toorop autoportrait 2
Charley Toorop autoportrait 3
Charley Toorop - autorportrait 4
Charley Toorop - autoportrait 5
Autoportrait avec ses trois enfants (1929)CharleyToorop autoportrait avec ses trois enfants
Charley Toorop

En 1941, chassée par l'occupation nazie alors qu'elle refuse la collaboration, elle peint "Le clown", grand portrait sur fond de ruines, Charley est marquée, comme Zadkine, par la destruction de Rotterdam.

Charley Toorop - le clown
Dans la dernière salle, la grande toile "Trois générations" achevée en 1950 est une sorte de testament spirituel, transmission d'une passion entre générations. Charley fait sont autoportrait une palette à la main, derrière elle son père (d'après une sculpture de Raedecker  que l'on peut voir dans une autre salle) - qui fait penser au Commandeur de Don Giovanni - et son fils Edgar Fernout qui sera également peintre.
Charlez Toorop - trois générations

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Publié dans : #Expositions à Paris
CHRISTIAN BOLTANSKI (né en 1944)

Passé le hall d'entrée un mur de boites de biscuits rouillées et numérotées arrête le visiteur. Rideau de scène terrifiant qui fait présager ce qui va nous engloutir ensuite. En contournant cet obstacle on perçoit le fracas d'une machine et un bruit de fond, enregistrements de battements de coeurs que l'artiste a collectés à travers la planète : près de 30.000.
Il fait volontairement froid. Des milliers de vêtements sont disposés au sol en alignement de carrés  éclairés par la blancheur des néons.
Ma soeur est livide ; ce qu'à voulu Boltanski : "que le public sorte détruit .... que les gens se jettent au sol et crient : je vois enfin".
PERSONNES : le titre de la mise en scène indique l'absence. On pense en premier à la Shoah (je lirai par la suite que le père de Boltanski qui était juif devait se cacher sous le parquet de l'appartement familial pour échapper aux rafles nazies) mais c'est surtout de la mort dont il s'agit, la mort que notre société rend discrète et qui est l'obsession de Boltanski.
On circule au son des battements de coeurs entre les carrés de vêtements, vie et mort se rejoignent. Les vêtements marquent l'absence mais on est obligé de penser au corps qui les ont habités, présence/absence. Nous ne sommes pas spectateurs  devant, mais dedans.
Vie-mort, absence-présente, devant-dedans, hasard ou main d'un Dieu signifié par la griffe de la grue qui sans interruption prélève quelques vêtements et les rejette tels des corps désarticulés.
"Arrivé à un certain age, dit Boltanski, on est comme dans la traversée d'un champ de mines, tous les gens meurent autour de nous et l'on ne sait pas pourquoi on y échappe". C'est  cette traversée que "l'on voit enfin" sous l'immense voute du Grand Palais.
Mes photos ne peuvent rendre l'atmosphère ni l'émotion que j'ai ressentie, encore présente au moment ou j'écris ce texte.

 

 

 

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